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Baisse des prix de l'immobilier ancien : un tournant historique

Publiée le 15/04/2013

 

Century 21 vient de démontrer avec les derniers résultats de son observatoires que le prix des logements anciens, y compris dans la capitale, étaient orientés à la baisse. Le réseau pronostique en outre que la tendance va se confirmer dans les prochains mois, dasn des proportions de l'ordre de 5 à 7%. Les notaires de leur côté dressent le même constat, et anticipent le même mouvement.     

 

La presse a largement amplifié ces nouvelles, pour une raison majeure : depuis quatorze ans, de façon initerrompue, fût-ce en 2008 et 2009, au cœur de la première crise des subprimes, les prix montaient. Pour être complet, il faut préciser que l'inflexion s'était déjà fait sentir sur les marchés les moins tendus, c'est-à-dire dans les villes moyennes, leur périphérie, et dans quelques grandes agglomérations. En clair, c'est à Paris et dans sa couronne que le phénomène est totalement nouveau, parachevant la baisse sur le territoire national. Et puis, Paris, c'est Paris: combien d'experts nous prédisaient que les prix n'y baisseraient jamais, forts de la fameuse théorie -à laquelle je ne crois plus du tout- selon laquelle la vigueur de la demande et la faiblesse de l'offre empêche toute baisse et soutient les prix.

    

Certes, il ne s'agit pas de dégringolade, et pour le coup, je ne dis pas que le déséquilibre entre l'offre et la demande soit sans aucun effet : il est évident que l'attrait d'un marché et sa moindre capacité à satisfaire les besoins qu'il suscite le valorise, et qu'il ne faut pas s'attendre à une chute libre. Au demeurant, le mouvement que Century révèle est vertueux: il resolvabilise la demande sans appauvrir  les vendeurs.    

 

Ce qui m'étonne, c'est de n'avoir pas lu la leçon essentielle de cette affaire, peut-être parce qu'elle en contrarie plus d'un : les pouvoirs publics ont eu raison de ne pas aider l'ancien. Sans ce choix, et on l'a vu en 2008 avec les quelque 6 milliards d'euros du plan de relance mis sur le logement, les prix auraient résisté, sinon encore cru. Certes, la victoire ne sera acquise que quand la reprise sur les volumes se sera fait sentir. Tout porte à croire que les acquéreurs vont sortir du bois et que les vendeurs vont réaliser qu'il ne faut pas faire la fine bouche...et que la baisse a tout lieu de continuer quelques mois, sinon plus.     Au demeurant, il faut rendre justice à la partie de la profession d'agent immobilier, dont Laurent Vimont, président de Century 21, qui a dit haut et fort, comme l'auteur de ces lignes, qu'il fallait arrêter de vouloir remplir le tonneau des Danaïdes. Le vrai tournant historique est là, dans ce nouveau rapport du logement à la décision publique, plus indépendant, plus adulte, et pour tout dire plus responsable en l'état actuel des finances de la France. 

 

Henry Buzy-Cazaux  

Président de l'Institut du Management des Services Immobiliers (Groupe IGS, Université professionnelle)